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Les 7 erreurs que je vois partout sur ChatGPT

9 Oct 2026 | Podcast

: ; Sommaire de l'article

J’utilise ChatGPT quasiment tous les jours. Et plus je m’en sers, plus je me rends compte d’un truc assez inquiétant : beaucoup de gens utilisent aujourd’hui l’intelligence artificielle, mais très peu savent vraiment bien s’en servir.

J’ai même l’impression qu’un nouveau fossé numérique est en train de se créer.

D’un côté, il y a ceux qui refusent encore complètement l’IA. De l’autre, ceux qui utilisent ChatGPT exactement comme Google : une question rapide, une réponse immédiate, puis on passe à autre chose.

Le problème, c’est que les conséquences peuvent parfois être pires que de ne pas l’utiliser du tout.

Parce que ChatGPT peut répondre très vite, avec beaucoup d’assurance, tout en se trompant. Il peut aussi aller dans votre sens, renforcer vos propres biais et vous donner l’impression que vous avez raison simplement parce que la réponse paraît convaincante.

Et même après des centaines d’heures passées à l’utiliser, je continue moi-même à découvrir des erreurs dans ma façon de travailler avec l’IA.

Je ne suis pas vendeur de formation ChatGPT ni spécialiste autoproclamé de l’intelligence artificielle. Je suis surtout un utilisateur quotidien qui teste l’outil sur des besoins très concrets : rédaction, SEO, e-commerce, analyse, organisation, recherche ou encore automatisation de certaines tâches.

Avec le temps, j’ai donc identifié 7 erreurs sur ChatGPT que je vois revenir très souvent, et que j’essaie désormais d’éviter moi-même.

L’objectif de cet article n’est pas de vous donner 200 prompts miracles à copier-coller. Au contraire : je pense qu’il vaut mieux comprendre comment utiliser ChatGPT, apprendre à le challenger et continuer à faire fonctionner son propre cerveau.

L’IA est probablement l’un des changements technologiques les plus importants que nous allons connaître. On peut décider de l’ignorer quelque temps, mais il me paraît beaucoup plus utile d’apprendre à s’en servir correctement plutôt que de la subir plus tard.

1. Utiliser la version gratuite de ChatGPT malgré une utilisation quotidienne

Je vais commencer par une erreur qui ne concerne évidemment pas tout le monde : continuer à utiliser uniquement la version gratuite alors que ChatGPT fait désormais partie de votre quotidien.

Si vous ouvrez ChatGPT une fois tous les quinze jours pour lui demander une recette ou reformuler un email, la version gratuite peut largement suffire.

En revanche, si comme moi vous l’utilisez tous les jours pour travailler, réfléchir, rechercher, analyser ou créer du contenu, la question du passage à une offre payante finit par se poser différemment.

Je ne regarde plus seulement le prix mensuel de l’abonnement. Je regarde surtout le temps que l’outil me fait gagner et la qualité des réponses que je peux obtenir.

La version gratuite est aujourd’hui déjà très performante. Mais les offres payantes permettent notamment d’aller plus loin sur certains modèles, le raisonnement, les volumes de fichiers ou l’utilisation intensive des différents outils.

Et surtout, plus j’utilise ChatGPT, plus je constate que sa vraie force vient du contexte qu’on lui donne.

La personnalisation change complètement la qualité des réponses

Un ChatGPT qui ne sait rien de vous produira forcément des réponses assez génériques.

À l’inverse, lorsqu’il connaît progressivement votre manière de travailler, vos projets, vos contraintes ou certains éléments de contexte, les réponses deviennent beaucoup plus intéressantes.

Il m’arrive par exemple de poser une question sur le vélo et que ChatGPT rebondisse sur le fait que ma fille Milla vient d’avoir un vélo de route, ou sur les pistes cyclables disponibles autour du camping où nous sommes en vacances.

Pris séparément, ce sont de petits détails. Mais accumulés au fil des échanges, ils permettent à l’IA de proposer des réponses beaucoup plus adaptées à ma situation réelle.

C’est aussi pour cette raison que j’utilise beaucoup les projets. Ils permettent de cloisonner les sujets, de regrouper les conversations, les fichiers et des instructions propres à chaque usage.

Un projet pour le podcast n’a pas les mêmes règles qu’un projet pour Ben & Flo, pour du SEO ou pour travailler sur un investissement immobilier.

Je préfère largement cette logique à celle qui consiste à repartir de zéro avec un nouveau prompt à chaque fois.

Le prix de l’abonnement n’est pas toujours la bonne question

Je raisonne assez simplement.

Si un outil coûte quelques dizaines d’euros par mois mais me fait gagner plusieurs heures de travail, améliore mes décisions ou évite certaines tâches répétitives, le coût réel devient assez faible.

La bonne question n’est donc pas forcément : « Est-ce que j’ai envie de payer ChatGPT ? »

Je préfère me demander :

« Combien de temps cet outil me fait-il réellement gagner chaque mois, et quelle valeur je donne à ce temps ? »

Évidemment, il ne faut pas payer un abonnement simplement parce que l’IA est à la mode. Mais lorsqu’un outil devient un véritable outil de travail quotidien, rester volontairement sur sa version la plus limitée uniquement pour économiser quelques euros peut finir par coûter plus cher en temps qu’en argent.

Et même avec la meilleure version de ChatGPT, encore faut-il savoir lui parler correctement. C’est justement la deuxième erreur que je vois partout : utiliser une IA comme on utiliserait Google.

2. Confondre ChatGPT avec Google

C’est probablement l’une des erreurs que je vois le plus souvent : utiliser ChatGPT exactement comme un moteur de recherche.

On tape une question rapidement, on attend une réponse immédiate et, si le résultat est moyen, on conclut que ChatGPT n’est finalement pas si impressionnant.

Le problème, c’est souvent moins l’outil que la manière dont on l’utilise.

Si je tape simplement :

« Fais-moi un emailing au top pour mes clients. »

Il manque quasiment toutes les informations importantes.

Quel est mon objectif ? Qui sont mes clients ? Qu’est-ce que je veux leur vendre ? Quel ton j’utilise habituellement ? Est-ce un email commercial, une relance, une information importante ? Qu’est-ce qui a déjà fonctionné ou non dans le passé ?

ChatGPT va malgré tout essayer de répondre. Mais il sera obligé de faire des suppositions, et c’est souvent comme ça qu’on obtient un texte générique qui ressemble à ce que tout le monde appelle aujourd’hui « un texte écrit par une IA ».

Je préfère avancer étape par étape

Dans mon utilisation quotidienne, j’essaye plutôt de commencer avec des formulations comme :

  • « Est-ce que tu te rappelles de… »
  • « Je veux que tu m’accompagnes étape par étape pour… »
  • « Ne fais pas de supposition et pose-moi les questions qui te sont nécessaires. »

Ce sont des formulations toutes simples, mais elles changent complètement la relation avec l’outil.

Au lieu de chercher à obtenir immédiatement une réponse parfaite, je lui demande d’abord de comprendre mon problème.

C’est un peu la différence entre demander à quelqu’un croisé dans la rue : « Quel vélo dois-je acheter ? » et passer vingt minutes avec un bon vélociste qui commence par vous demander ce que vous faites, votre niveau, votre terrain, votre budget et ce que vous attendez réellement du vélo.

La qualité de la réponse dépend énormément de la qualité du contexte.

La vitesse d’accès à l’information peut aussi devenir un piège

Il y a pourtant un deuxième sujet derrière cette utilisation de ChatGPT comme Google : on s’habitue à obtenir une réponse à absolument tout, immédiatement.

Et je suis moi-même tombé dans ce piège au début.

Une question me traverse l’esprit, je la pose. Puis une autre. Puis encore une autre. En quelques minutes, on peut accumuler énormément d’informations sans avoir réellement pris le temps de réfléchir à la première.

Cette boulimie de connaissances donne parfois l’impression d’apprendre énormément alors qu’on ne fait finalement que consommer des réponses.

Je m’en suis notamment rendu compte avec quelque chose d’aussi banal que les recettes de cuisine.

Avant, je pouvais demander une recette à ma mère, discuter avec elle, comprendre comment elle faisait et pourquoi elle ajoutait tel ingrédient. Aujourd’hui, je peux obtenir une recette parfaite en dix secondes avec ChatGPT.

J’ai gagné du temps.

Mais si je fais ça pour tout, j’ai aussi supprimé une discussion, une transmission et parfois simplement un moment avec quelqu’un.

Je pense donc qu’il faut aussi apprendre à se poser cette question :

« Est-ce que j’ai réellement besoin de cette information tout de suite ? »

ChatGPT peut nous faire gagner énormément de temps. Encore faut-il éviter de transformer chaque seconde gagnée en une nouvelle occasion de consommer davantage d’informations.

Et surtout, obtenir une réponse rapidement ne signifie pas qu’elle est vraie. C’est là qu’arrive la troisième erreur : penser que ChatGPT donne forcément la vérité.

Vous réfléchissez à transformer une idée ou une passion en activité professionnelle ? Je peux analyser votre projet avec vous pour vérifier son modèle économique, ses contraintes et sa compatibilité avec la vie que vous souhaitez mener.

3. Penser que ChatGPT donne forcément la vérité

C’est probablement l’une des erreurs les plus dangereuses : prendre une réponse de ChatGPT pour une vérité simplement parce qu’elle est bien formulée.

ChatGPT peut être très convaincant. Il donne souvent une réponse structurée, argumentée, avec un ton assuré. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il a raison.

Et surtout, la manière dont vous formulez votre demande influence énormément la réponse.

Une mauvaise question peut produire une réponse très convaincante… mais inutile

Prenons un exemple très simple.

Si je demande :

« J’aimerais acheter un vélo haut de gamme. Quel est le meilleur ? »

ChatGPT peut parfaitement me sortir une sélection de très bons vélos.

Mais qu’est-ce qu’un vélo « haut de gamme » ? Et surtout, qu’est-ce qu’un bon vélo pour moi ?

Je veux rouler sur route ou sur chemins ? Faire de la montagne ? Parcourir 200 km ? Aller vite ? Être confortable ? Quel est mon budget ? Quel est mon niveau ?

Si je lui demande :

« Je veux le meilleur vélo pour être plus fort que mes copains. »

Le problème reste exactement le même.

ChatGPT va essayer de répondre à la question qu’on lui pose, même si la question est mal construite dès le départ.

Je préfère lui demander de commencer par m’interroger

Dans ce genre de situation, j’utilise de plus en plus une formulation comme :

« Quelles sont les questions que tu dois me poser pour déterminer quel vélo est réellement le plus adapté à mes besoins ? »

Et là, on change complètement la logique.

Au lieu de demander une conclusion immédiate, je lui demande d’abord de comprendre le problème.

C’est une habitude que j’essaye d’appliquer à beaucoup de sujets : achat, investissement, stratégie, SEO, organisation ou décision business.

Plus la décision est importante, moins j’ai envie que ChatGPT me donne simplement une réponse rapide.

Je veux qu’il m’aide à poser le problème correctement.

Demander les sources quand l’enjeu le justifie

J’utilise aussi régulièrement des formulations comme :

« Que disent les études sur ce sujet ? »

ou :

« Quelles sources permettent de vérifier cette affirmation ? »

Évidemment, il faut ensuite regarder les sources elles-mêmes lorsque la décision est importante.

ChatGPT est très utile pour chercher, synthétiser, comparer et faire émerger des pistes. Mais je ne lui délègue pas automatiquement mon jugement.

Et il existe encore un problème plus subtil : parfois, ce n’est même pas ChatGPT qui nous emmène dans la mauvaise direction.

C’est notre propre question qui contient déjà la réponse qu’on aimerait entendre.

C’est là qu’intervient la quatrième erreur : le biais.

4. Biaiser soi-même la réponse

Le problème avec ChatGPT, c’est qu’il peut très facilement renforcer une idée qu’on avait déjà en tête.

Et parfois, ce n’est pas parce qu’il veut nous faire plaisir ou parce qu’il “pense comme nous”. C’est simplement parce que notre question est déjà orientée.

Un exemple très simple :

« Quelles sont les études qui montrent que les chaussettes de compression améliorent la performance ? »

Rien qu’avec cette formulation, j’oriente déjà la recherche.

Je ne demande pas ce que dit la littérature scientifique sur les chaussettes de compression. Je demande quelles études prouvent qu’elles améliorent la performance.

La formulation la plus propre serait plutôt quelque chose comme :

« Que dit l’état actuel des connaissances sur l’effet des chaussettes de compression sur la performance ? »

La différence paraît faible, mais elle est énorme.

Dans le premier cas, je cherche des arguments qui vont dans mon sens. Dans le second, j’essaye de comprendre le sujet.

Mon exemple avec la FAQ de Ben & Flo

J’ai eu exactement ce problème sur un sujet très concret avec ma FAQ.

Je voulais améliorer la page FAQ de Ben & Flo à partir des vraies questions de mes clients.

J’ai donc laissé ChatGPT analyser mes emails pour identifier les questions qui revenaient le plus souvent. Jusque-là, la logique était bonne : partir du réel plutôt que d’inventer les besoins des clients.

Ensuite, je lui ai demandé quelles questions de ma FAQ je pourrais supprimer.

Et là, ChatGPT m’a notamment proposé d’enlever certaines questions pour lesquelles il ne retrouvait pratiquement aucun email client.

Sur le papier, le raisonnement paraît logique.

Mais en y réfléchissant quelques secondes, il y avait un énorme biais :

si personne ne me pose la question par email, c’est peut-être justement parce que la FAQ y répond très bien.

En supprimant ces questions, j’aurais donc pu dégrader une page qui faisait parfaitement son travail simplement parce que j’avais demandé à l’IA de raisonner à partir d’un indicateur incomplet.

ChatGPT peut amplifier nos erreurs de raisonnement

C’est probablement l’un des aspects de l’intelligence artificielle qui me rend le plus vigilant.

Une mauvaise intuition dans notre tête reste une mauvaise intuition.

Mais si on la donne à une IA capable de chercher, synthétiser et argumenter très rapidement, elle peut devenir en quelques secondes une mauvaise intuition extrêmement bien argumentée.

C’est pour ça que j’essaye de plus en plus de demander à ChatGPT :

  • « Qu’est-ce qui pourrait invalider mon raisonnement ? »
  • « Quels sont les arguments qui vont dans le sens inverse ? »
  • « Quelle hypothèse suis-je peut-être en train de faire sans m’en rendre compte ? »

Je trouve cette utilisation beaucoup plus intéressante que de lui demander simplement de confirmer ce que je pense déjà.

Et c’est aussi pour ça que je me méfie des centaines de prompts “miracles” qu’on voit circuler partout.

Parce qu’à force de collectionner les bonnes formulations, on peut finir par oublier l’essentiel : comprendre la méthode.

C’est justement la cinquième erreur.

5. Ne pas avoir de méthodologie de prompt

Une autre erreur que je vois partout consiste à collectionner les prompts sans vraiment chercher à comprendre comment ils fonctionnent.

On voit passer des dizaines de contenus du type :

  • « 50 prompts ChatGPT à copier-coller »
  • « Le prompt ultime pour devenir plus productif »
  • « 100 prompts secrets que personne ne connaît »

Je comprends pourquoi ça fonctionne : c’est rassurant, c’est simple et on peut l’utiliser immédiatement.

Mais à mon avis, on devient vite dépendant de ceux qui vendent les pioches.

Je préfère largement essayer de comprendre la logique derrière un bon prompt, quitte à mettre un peu plus de temps au départ.

Comme en sport, le coach ne remplace pas votre tête

Ça me fait penser aux sportifs qui changent régulièrement de coach ou de méthode d’entraînement sans jamais vraiment chercher à comprendre ce qu’ils font.

Un bon coach peut énormément aider. Mais à force de pratiquer, je trouve intéressant de comprendre pourquoi on fait telle séance, comment on récupère, ce qu’on cherche à améliorer et comment on mesure ses progrès.

L’objectif est de devenir progressivement plus autonome.

Pour ChatGPT, c’est pareil.

Un prompt trouvé sur Internet peut être très utile. Mais si vous comprenez pourquoi il fonctionne, vous serez ensuite capable de l’adapter à votre entreprise, votre métier, votre ton ou votre problème.

Ma méthode : partir large puis resserrer

De mon côté, j’utilise beaucoup une logique que j’appelle l’entonnoir inversé, un peu comme en SEO.

Je commence par donner les éléments les plus structurants, puis je précise progressivement ce que j’attends.

En général, je donne à ChatGPT :

  • son rôle : expert marketing, consultant, avocat fiscaliste, spécialiste SEO, etc. ;
  • le contexte précis : où j’en suis, ce que j’ai déjà fait, mes contraintes ;
  • mon objectif : ce que je veux comprendre, décider ou produire ;
  • la cible : clients, auditeurs, élèves, entrepreneurs, adultes, etc. ;
  • le format attendu : tableau, résumé, dossier complet, email, infographie, plan d’action…

Par exemple, je ne lui demande pas simplement :

« Aide-moi pour les travaux de mon investissement immobilier. »

Je préfère lui préciser que je viens d’acheter un bien, que je vais signer le compromis dans deux jours, que je suis au stade de la budgétisation des travaux et que je veux identifier les postes à chiffrer avant de prendre une décision.

Le résultat est forcément plus pertinent.

Et surtout, cette logique est réutilisable partout.

Je n’ai pas besoin d’apprendre par cœur un prompt différent pour le SEO, un autre pour l’immobilier, un autre pour le podcast et encore un autre pour mes fiches produits.

Je garde une méthode et je l’adapte.

J’ai regroupé mes vrais prompts dans l’espace membres

Ces derniers mois, j’ai d’ailleurs complètement restructuré ma façon de travailler avec l’IA.

J’ai fait le tri dans tous nos « quick wins », supprimé pas mal de prompts inutiles et regroupé ce qu’on utilise réellement dans un seul document organisé par grands usages : rédaction, images, charte graphique, SEO, organisation, etc.

Je l’ai mis à disposition dans l’espace membres et je continuerai à le mettre à jour au fur et à mesure.

L’objectif n’est justement pas de vous donner 200 prompts à copier-coller sans réfléchir.

C’est plutôt de vous montrer les prompts qu’on utilise réellement et la logique qui permet de les construire.

Parce qu’une fois qu’on possède une méthode, il reste encore une étape importante : exploiter tout ce qui existe autour de ChatGPT, et pas seulement la petite fenêtre dans laquelle on tape nos questions.

6. Ne pas paramétrer ChatGPT et utiliser tout son écosystème

Beaucoup de gens utilisent encore ChatGPT comme une simple fenêtre :

une question → une réponse → on ferme.

À mon avis, c’est passer à côté d’une grosse partie de sa valeur.

Quand on s’en sert régulièrement, le vrai gain vient aussi de tout ce qu’on construit autour : les paramètres, les projets, les consignes, les fichiers, les outils connectés et les workflows récurrents.

Les projets changent complètement la façon de travailler

J’utilise beaucoup les projets pour cloisonner mes différents usages.

Je peux avoir un projet pour le podcast, un autre pour Ben & Flo, un autre pour du SEO, un autre pour travailler sur un investissement ou sur un sujet personnel.

Chaque projet peut avoir ses propres consignes, ses documents, ses références et sa logique de travail.

Ça évite de repartir de zéro à chaque conversation.

Et surtout, cela permet de garder un cadre cohérent.

Exemple très concret : ma charte graphique

Au début, lorsque je demandais à ChatGPT de produire une affiche ou une infographie, le résultat avait tendance à ressembler à beaucoup d’autres visuels générés par IA.

Rien d’étonnant : si vous ne lui donnez aucune règle, il improvise.

J’ai donc intégré dans mes consignes :

  • mes codes couleurs ;
  • mes polices ;
  • le type de rendu que je recherche ;
  • les styles que je veux éviter ;
  • mes préférences de mise en page.

À partir de là, les résultats deviennent beaucoup plus cohérents.

Et cette logique ne vaut pas seulement pour les images.

On peut appliquer exactement le même principe à la rédaction, au SEO, aux emails, aux fiches produits ou à n’importe quel travail répétitif.

Transformer une tâche répétitive en workflow

Un exemple tout bête : lorsque je prépare une image pour mon site, j’ai souvent besoin des mêmes informations dans le même ordre :

  • le titre ;
  • le nom du fichier ;
  • la balise ALT ;
  • la légende ;
  • la description.

Avant, je pouvais refaire la demande à chaque fois.

Aujourd’hui, le format est déjà prévu dans mes consignes.

Résultat : ChatGPT me ressort systématiquement les informations dans le bon ordre et je peux les copier très rapidement sur mon deuxième écran.

Ce sont de petits gains, mais répétés des dizaines ou centaines de fois, ils finissent par représenter beaucoup de temps économisé.

Connecter les bons outils, sans faire une usine à gaz

On peut aussi connecter ChatGPT à certains outils comme Drive, les emails ou d’autres services selon ses usages.

Mais là encore, je préfère rester simple.

Je n’essaye pas de tout automatiser simplement parce que c’est techniquement possible.

Je me demande surtout :

« Est-ce que cette connexion me fait réellement gagner du temps ou améliore la qualité de mon travail ? »

Si la réponse est non, je préfère ne pas ajouter une couche supplémentaire.

J’utilise donc les outils avancés uniquement quand ils ont une vraie utilité, notamment pour rechercher dans mes documents, retrouver une information ou travailler avec mes fichiers existants.

Le but n’est pas de construire une énorme machine autour de ChatGPT.

Le but est de créer un système simple qui me fait réellement gagner du temps.

7. Oublier la correction, la relecture et l’itération

Dernière erreur, et probablement l’une des plus fréquentes : croire à la bonne réponse du premier coup.

On pose une question, ChatGPT répond, le résultat semble correct et on passe à autre chose.

Alors qu’à mon avis, une grosse partie de la puissance de l’outil commence justement après la première réponse.

La première chose à faire : lire ce qu’il vous propose

Ça paraît évident, mais je vois beaucoup de gens copier-coller directement ce que ChatGPT leur donne.

Je préfère toujours relire.

Pas uniquement pour vérifier les fautes ou les informations, mais aussi pour voir si le texte correspond réellement à mon ton, à mon objectif et à la personne qui va le lire.

J’ai eu un exemple assez parlant avec mes fiches produits.

ChatGPT pouvait me proposer des textes tout à fait corrects, puis glisser au milieu d’une description client une formulation du genre :

« idéal pour le SEO ».

Évidemment, personne n’a envie de lire ça sur une fiche produit.

Et encore, là je travaille en français.

Imaginez la même chose sur une fiche rédigée en japonais ou dans une langue que vous ne maîtrisez pas : vous pouvez publier quelque chose de complètement absurde sans même vous en rendre compte.

Demander à ChatGPT de critiquer son propre travail

Une habitude que j’utilise énormément consiste à lui demander son propre avis sur ce qu’il vient de produire.

Par exemple :

  • « Si tu devais améliorer cette version, qu’est-ce que tu changerais ? »
  • « Quels sont les points faibles de ta réponse ? »
  • « Qu’est-ce qui te paraît trop long, générique ou artificiel ? »
  • « Si tu devais challenger ton propre raisonnement, que dirais-tu ? »

Très souvent, il identifie lui-même des défauts qu’il vient pourtant de produire.

C’est assez amusant, mais surtout très utile.

Corriger aussi les tics de langage de l’IA

À force d’utiliser ChatGPT, on finit aussi par repérer certains éléments de langage qui reviennent trop souvent.

Dans mon cas, je lui demande régulièrement d’éviter des formulations comme :

  • « Ce n’est pas X, c’est Y » ;
  • « La question n’est pas de savoir X, mais Y » ;
  • les phrases trop courtes et trop artificielles façon LinkedIn ;
  • les conclusions qui ressemblent à des punchlines forcées.

Ces règles font désormais partie de mes consignes.

Et plus je les précise, plus le résultat se rapproche de ma manière réelle de parler ou d’écrire.

Mon réflexe Lean : supprimer 30 %

J’utilise aussi une question toute simple que j’aime beaucoup :

« Si tu devais supprimer 30 % de ce texte dans une démarche Lean sans perdre de valeur, qu’est-ce que tu enlèverais ? »

Très souvent, le texte devient meilleur.

On enlève les répétitions, les formules génériques, les phrases qui n’apportent rien et les explications qui auraient pu tenir en deux lignes.

Cette logique correspond assez bien à ma manière de travailler de façon générale : faire simple, garder ce qui apporte réellement de la valeur et supprimer le reste.

Au fond, j’utilise rarement ChatGPT comme une machine à produire une réponse définitive.

Je le vois plutôt comme une boucle :

question → réponse → lecture → correction → challenge → nouvelle version.

Et parfois, après plusieurs allers-retours, je reviens même à mon idée de départ en me rendant compte qu’elle était meilleure.

C’est aussi ça, bien utiliser l’IA : rester capable de dire non à ce qu’elle vous propose.

Bien utiliser ChatGPT sans arrêter de réfléchir

ChatGPT est un outil assez incroyable. Et à mon avis, on n’en est encore qu’au début.

Mais justement, plus l’outil devient puissant, plus il faut apprendre à bien s’en servir.

Pas besoin de connaître 200 prompts, de regarder toutes les vidéos sur l’intelligence artificielle ou de changer de méthode toutes les semaines.

Il faut surtout comprendre comment l’outil fonctionne, lui donner du contexte, savoir poser de bonnes questions, vérifier ses réponses, le challenger et continuer à faire marcher son propre cerveau.

Parce que dans quelques années, tout le monde aura probablement accès à une intelligence artificielle extrêmement performante.

L’avantage ne sera donc plus simplement d’avoir ChatGPT ou d’utiliser la version la plus chère.

Il sera de savoir quoi lui demander, quand ne pas le croire, comment l’intégrer intelligemment dans son travail… et parfois de savoir fermer l’écran.

C’est finalement assez proche de ma manière de réfléchir à la gestion du temps et des priorités : gagner une heure n’a d’intérêt que si on sait ce qu’on veut en faire.

Je retrouve la même logique dans mes choix professionnels. Comme je l’expliquais dans mon article sur le piège de vouloir vivre de sa passion, un outil, un business ou une technologie devrait aussi nous permettre de protéger la vie que nous avons envie de mener.

L’IA peut nous faire gagner énormément de temps et nous rendre plus autonomes.

Mais c’est à nous de décider ce qu’on fait du temps qu’elle nous rend.

Si vous préférez le format audio, cet article est issu de l’épisode #76 du Podcast de l’Oncle Ben, dans lequel je développe ces sept erreurs avec davantage d’exemples, de digressions et les actualités du moment.